Eh ben dis donc — il y a à peine deux ans, nous étions ici pour un entretien avec ton frère Cédric, et te voilà ici. Ce que papa Thibault n’aurait jamais cru possible il y a encore cinq ans est désormais une réalité : Agence Het Zoute avec trois Vanden Berghe réunis sous un même toit…
Je te propose que nous commencions. Pour me faciliter la tâche, je reprendrai d’ailleurs certaines des questions que j’avais posées à Cédric à l’époque - nous verrons ainsi qui donne les réponses les plus intéressantes (rires).
Peux-tu nous parler un peu de ton parcours : ton enfance, tes passions… ?
J’ai eu une enfance absolument formidable ici. J’ai fait mes études primaires au Heilig-Hart à Knokke, où j’ai noué des amitiés qui me sont toujours très chères aujourd’hui. Je me revois encore enfant, sillonnant Knokke à vélo pour passer chez mes amies ! Ce côté convivial, presque « villageois », où tout le monde se connaît - aller chercher une glace à La Poste, manger des crêpes chez Marie Siska… la vraie nostalgie.
Ensuite, comme mon frère, je suis allée à l’École Abbatiale de Zevenkerken, près de Bruges. Là aussi, de belles amitiés sont nées. Les week-ends, et surtout durant l’été, nous nous retrouvions tous à la mer - Knokke comme point de ralliement naturel.
Vers mes dix-huit ans, l’appel de « la ville » s’est fait sentir. Je suis partie en kot à Louvain - parce que s’amuser fait aussi partie de la vie étudiante (rires) - tout en étudiant à Bruxelles. Après mes études, je m’y suis installée et j’y ai vécu et travaillé pendant six ans. J’aimais beaucoup la capitale, mais chaque fois que je rentrais à Knokke, un sourire apparaissait automatiquement sur mon visage. Knokke, c’est le sentiment de rentrer chez soi.
Plus tard, j’ai rencontré mon mari et je l’ai suivi dans son village natal, Moerbeke-Waas, - heureusement à seulement quarante minutes de Knokke. Comme vous le voyez, je me sens un peu chez moi partout (sourire).
Côté passions, je commencerais par mon amour pour la chanson française, surtout celle des années 60, 70 et 80. Et puis, bien sûr, il y a notre chien Raymond, notre adorable caniche, qui a su charmer tout son monde pour devenir le véritable cœur de notre quotidien. Le golf et le pilates occupent aussi une place importante dans mon temps libre. Nous avons par ailleurs une vie sociale très active et aimons passer beaucoup de temps avec nos amis.
Et tes études, ainsi que tes premières expériences professionnelles ?
J’ai étudié la communication et le marketing digital à Bruxelles et j’ai eu la chance de partir en Erasmus à Valence. En parallèle, j’ai suivi en soirée une formation en Bag Design, axée sur la création de sacs à main en cuir.
Mon premier emploi était dans une agence de relations publiques, où je travaillais en étroite collaboration avec des journalistes afin d’assurer de belles retombées médiatiques pour nos clients. C’est aussi à cette période que j’ai lancé ma propre marque de sacs, Kong Collection - une passion qui a un peu pris des proportions inattendues (rires).
Par la suite, j’ai travaillé chez Edenred, où je négociais des partenariats avec de nombreuses entreprises intéressantes. Ma dernière expérience professionnelle avant de rejoindre l’Agence était chez Nestlé, pour la marque Nespresso, où j’ai travaillé près de quatre ans. Une période durant laquelle j’ai pu affiner mes compétences commerciales au sein d’un groupe international fort.
Qu’est-ce qui t’a finalement convaincue de rejoindre l'Agence Het Zoute ?
Ces dernières années, mon père m’en avait déjà parlé à plusieurs reprises. J’ai toujours aimé le contact avec la clientèle et je sens que le travail commercial me correspond réellement. Le fait que mon frère ait franchi le pas il y a presque deux ans a été déterminant. Pouvoir travailler aux côtés de son père et de son frère est quelque chose d’exceptionnel. C’était une opportunité que je ne pouvais tout simplement pas laisser passer.
Je suis également très fière de ce que mes grands-parents, Carl et Monique, puis mon père Thibault, ont construit avec Agence Het Zoute. Pouvoir aujourd’hui poursuivre cette histoire avec Cédric est à la fois un privilège et une grande responsabilité.
Cédric et moi nous entendons très bien et nous nous complétons naturellement. Je crois profondément en la force de notre collaboration. En peu de temps, il a déjà marqué de son empreinte la modernisation de l’agence, menant cette transition générationnelle avec une fluidité remarquable.
Quels défis vois-tu pour Agence Het Zoute dans les années à venir ?
À l’époque de mes grands-parents, il y avait, si je suis bien informée, une vingtaine d’agences immobilières à Knokke-Heist. Aujourd’hui, on en compte plus de cinquante - et cela se ressent clairement. La concurrence est intense.
Nous faisons partie des agences les plus anciennes et existons depuis désormais cent ans. Nous bénéficions d’une belle réputation et d’une solide notoriété, mais il faut chaque jour se battre pour conserver sa place.
Pour ma part, je suis actuellement active dans la location saisonnière et annuelle, ainsi que dans notre nouveau service Zoute Service, destiné aux résidents secondaires. Il vise à les décharger de petites interventions - souvent techniques - sans qu’ils aient à se déplacer systématiquement à Knokke. En un mois et demi, j’ai déjà énormément appris. Mon objectif est de continuer à me développer et, à terme, d’apporter également une réelle valeur ajoutée dans la vente.
J’ai la chance d’apprendre auprès de collègues formidables et très expérimentés, et d’avoir mon père comme mentor.
Et comment perçois-tu l’avenir de Knokke et de l’immobilier ?
J’aime feuilleter des livres retraçant l’histoire de Knokke. Ces photos en noir et blanc de bâtiments qui existent parfois encore aujourd’hui - on y ressent déjà à quel point cette station balnéaire est emblématique. Même de grandes figures internationales s’y sont rendues au fil du temps.
Knokke-Heist évolue de plus en plus vers une véritable ville. D’importants investissements sont réalisés dans des projets résidentiels, une offre horeca de qualité et des infrastructures de loisirs. Même en basse saison, il y a bien plus d’activité qu’avant. C’est une évolution positive, à condition de préserver ce charme et ce sentiment de village sûr et accueillant. Heureusement, cet équilibre fait l’objet d’une grande attention.
Knokke n’est pas une mode passagère. Les gens continueront de rêver d’un pied-à-terre à la mer. La demande pour une résidence secondaire dans cette station balnéaire unique ne disparaîtra pas. Knokke a également prouvé, à maintes reprises, être un investissement solide. Les prix continueront à battre des records - mark my words (rires).


Villa neuve exclusive à louer à l'Agence Het Zoute